Ernest Gégout

Jésus (Stock)

Mercure de mars 1897 page 597

Un roman de satires sociales qui dut être fait, à ma connaissance, par six auteurs à la fois, le très charmant conteur Gabriel Randon ou le très génial poète Stuart Merrill tenant la tête de cette cohorte de bonnes intentions. Jésus, à se promener dans tant de cervelles bouillantes, fondit un peu, si j’ose m’exprimer librement, et il est devenu très boulevard des Filles du Calvaire. Un parti pris de gaudrioles politiques gâte ce livre, mais je suis persuadée que beaucoup de lecteurs aiment ce genre : « Jésus ne fumait pas de narghilé : il y avait si longtemps qu’il avait cassé sa pipe ! » Hum !